Plus de 51 % des salariés embauchés en CDI (Contrat à Durée Indéterminée) dans le domaine bancaire ont moins de 30 ans, selon Hellowork. Bien qu’ils souffrent encore de quelques clichés, les métiers de la banque constituent une opportunité de taille pour les jeunes diplômés ou les profils en reconversion.
Loin d’être cantonné à l’accueil des clients au guichet, le conseiller bancaire accompagne des projets de vie au quotidien, au plus près de l’humain. Il conseille à sa clientèle des produits bancaires sur mesure et suit leurs performances dans le cadre d’une relation de confiance basée sur une véritable expertise métier.
Pour rendre le quotidien de ce professionnel plus concret, voicile témoignage de Lucas, alternant conseiller bancaire chez Formaposte Sud Est. Missions, outils, challenges : il vous présente une journée type en agence. Suivez le guide !
8h30 – 9h30 : la préparation, la clé d’une journée réussie
Bonjour, moi, c’est Lucas ! Aujourd’hui, je vous amène dans ma journée en tant que conseiller bancaire en alternance. Quand j’arrive en agence, je ne reçois pas de clients immédiatement : la première heure est consacrée à ma préparation.
Revue de presse et actualité économique
Chaque matin, je m’informe sur les grandes tendances du secteur bancaire : inflation, niveaux de taux, évolution de l’épargne, nouveautés sur certains produits bancaires ou d’assurance.
L’objectif ? Me positionner comme expert financier pour comprendre ce qui peut avoir un impact sur les projets des particuliers. Quand un client me parle d’un crédit immobilier ou d’une assurance-vie, je dois être capable de lui apporter un conseil en adéquation avec l’actualité économique.
Traitement des alertes et des e-mails
Ensuite, j’ouvre mes outils de suivi : e-mails, alertes internes, dossiers en attente. Je peux y trouver le message d’un client qui a perdu sa carte, une demande d’opposition, un compte à surveiller ou un bulletin de salaire manquant sur un dossier.
Cette partie de mes missions est moins visible que l’accueil des clients, mais elle fait partie du quotidien. La gestion des alertes, le respect des règles de conformité et la réactivité sont essentiels dans le travail d’un conseiller bancaire.
La matinée : le cœur du métier, la relation client
Mes matinées sont réservées aux rendez-vous avec mon portefeuille de clients. Je travaille avec les particuliers, mais certains de mes camarades exercent dans des banques spécialisées dans le suivi des entreprises et des professionnels.
Le premier rendez-vous : accompagner un projet de vie
Ce matin, je reçois avec mon tuteur un jeune couple qui veut préparer un achat immobilier. Avant de parler en euros, j’écoute mes clients et leur pose des questions sur cette transition de vie : situation familiale, revenus, stabilité de l’emploi, capacité d’épargne.
C’est ce qui m’a surpris lorsque j’ai commencé mon alternance en tant que conseiller bancaire : dans ce métier, on parle autant de projets de vie que d’argent.
Fidéliser et conseiller : le rendez-vous de suivi
Mon deuxième rendez-vous concerne une cliente déjà accompagnée par l’agence. Elle a un compte courant et une épargne de précaution, mais pas encore de protection juridique.
Dans ce type d’échange, je comprends la différence entre mon poste et celui de chargé de clientèle. Ce dernier répond davantage aux demandes immédiates. De mon côté, j’apprends plutôt à anticiper et à inscrire la relation dans la durée.
14h00 – 16h30 : développement commercial et expertise technique
L’après-midi, j’allie développement commercial et traitement technique des dossiers.
La prospection et la relance téléphonique
Un conseiller bancaire fait aussi de la vente. Cet après-midi, j’appelle des clients pour leur proposer un rendez-vous, leur parler d’une solution d’épargne, d’un livret A, d’un LDDS (Livret de Développement Durable et Solidaire) ou d’une offre sur certains services.
Le but est d’apporter une proposition adaptée à la situation du client, afin de lui proposer un parcours personnalisé.
Le montage des dossiers de financement
Ensuite vient la partie plus technique. Je saisis des données, je contrôle les pièces justificatives, je vérifie la cohérence et la conformité du dossier et je prépare parfois un argumentaire avant transmission au service compétent, au responsable ou au directeur.
C’est dans ces moments-là que je constate l’utilité de mon cursus. Dans le cadre de la formation conseiller bancaire chez Formaposte Sud Est de niveau bac +3, on aborde les bases juridiques, financières et fiscales du domaine bancaire, avec une immersion en entreprise. Même si je suis déjà titulaire d’un BTS (Brevet de Technicien Supérieur), les cours ont vraiment enrichi mes compétences.
16h30 – 17h30 : bilan et organisation du lendemain
En fin de journée, je renseigne les informations de suivi et j’échange avec mon tuteur.
La mise à jour du CRM (logiciel client)
Après chaque échange, je note les informations utiles dans le logiciel CRM (Customer Relationship Management). Si l’un des autres conseillers reprend le dossier, il doit comprendre immédiatement ce qui a été effectué.
Cette traçabilité est essentielle pour la qualité de service et la fidélisation du client. Elle est encore plus importante dans un réseau composé de nombreuses agences, avec parfois des échanges à distance.
Le débriefing avec le tuteur de formation
En fin de journée, je fais un point avec mon tuteur. Nous revenons sur les difficultés, les bonnes pratiques et les points techniques ou financiers à revoir.
C’est ce qui fait la force de l’alternance : je ne suis jamais seul. J’observe d’abord, puis je travaille en binôme, avant de gagner en autonomie.
FAQ : Les coulisses du quotidien en banque
Non. Son quotidien alterne entre rendez-vous, appels, traitement administratif, suivi de dossiers et mise à jour des outils numériques.
Les conseillers utilisent des logiciels de gestion de la relation client, des outils de simulation de crédit, des tableurs pour le suivi commercial et des solutions de visioconférence.
C’est un métier exigeant, mais les formations en alternance permettent un accompagnement progressif grâce au suivi d’un tuteur, afin d’être pleinement opérationnel une fois en poste.
Oui, progressivement. L’autonomie est acquise étape par étape : observation, coanimation, puis prise en charge de sujets simples avant de gérer des dossiers plus complexes.